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« La Répercussion Du Coût Par Le Strict Respect De La Charge Utile Réglementaire Par Kilo De Denrées Transportées Est Faible »
Concrètement, que peut apporter, au Maroc et à ses
consommateurs, la création de l’Union africaine du
transport et de la logistique ?
Comme vous le savez, la position géographique privilégiée
du Maroc, qui constitue un trait d’union entre
l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, lui confère des
avantages sur les plans géoéconomique et géopolitique,
et constitue une opportunité structurelle pour le développement
des échanges commerciaux avec les pays de ces
régions. Or le commerce extérieur, qui constitue un levier
important de la croissance économique – ayant des
retombées positives notamment en matière d’emploi et
de pouvoirs d’achat des ménages – figure parmi les secteurs
prioritaires de la politique économique du Maroc.
En outre, la politique d’ouverture du Maroc, qui s’est traduite
par la libéralisation de son économie et la passation
de nombreux accords de libre-échange dans le cadre de
la mondialisation de l’économie, militent pour la consolidation
et l’appui de cette ouverture par le secteur privé.
Précisément, le développement du commerce extérieur
suppose la compétitivité des produits nationaux destinés
à l’exportation dans le cadre d’une concurrence de plus
en plus vive à l’échelle internationale. Dans ce domaine,
il y a lieu de rappeler que la politique marocaine en matière
de commerce extérieur est marquée notamment par
la volonté de développer les échanges commerciaux Sud-
Sud. Cette position géographique du Maroc lui confère,
par ailleurs, un rôle éminent dans le développement du
commerce panafricain, conformément aux principes de
l’Organisation mondiale du commerce, dont le Maroc
est cofondateur. C’est dans ce cadre que la Fédération du
transport de la CGEM – FT-CGEM – a initié la création,
le 10 octobre dernier, de l’Union africaine du transport et
de la logistique. Celle-ci a, en effet, pour objet de contribuer,
dans l’intérêt de toute la collectivité, au développement
et à la prospérité, dans tous les pays africains,
« A Logistra, on a montré
aux investisseurs
une logistique de plus
en plus performante »
du transport et de la logistique, étant
donné le rôle important que joue ce
secteur en tant qu’auxiliaire indispensable
au développement de toutes les
autres activités économiques.
Aussi l’UATL s’emploiera-t-elle, notamment,
à étudier et contribuer à
résoudre tout problème ayant un lien
direct ou indirect avec le transport et
la logistique.
Elle contribuera, ainsi, à promouvoir
la formation et la compétence professionnelles
dans les métiers du secteur,
à la facilitation du transport principalement
par l’unification et la simplification
des procédures relatives à la circulation
routière nationale et africaine,
aux formalités douanières aux contrats
de transport et à la sécurité routière,
ainsi qu’à la promotion du partenariat
public-privé dans les pays membres
en relation avec eux.
Que retirez vous de l’édition 2010
du salon Logistra ?
Il faut signaler d’abord que ce salon
s’inscrit dans le cadre de la mise en
oeuvre de la politique des pouvoirs
publics, consistant à développer, en
partenariat avec le secteur privé, la
compétitivité logistique du Maroc.
D’un autre côté, le Maroc qui est un
acteur mondial sur le plan économique,
possède des atouts qui l’habilitent
réellement à tirer profit, de la
très vive concurrence internationale.
Cette situation lui offre une opportunité
pour mettre en évidence les possibilités
qu’offre la logistique marocaine
avec toutes ses composantes, en tant
que clé stratégique et opérationnelle,
dans le processus de son développement
durable. C’est pourquoi, la FTCGEM
se devait d’organiser, en tant
qu’organisation professionnelle, cet
évènement du 24 au 28 novembre
dernier. Ce salon a constitué un espace
d’exposition de l’offre de l’ensemble
des produits et services innovants
dédiés à la chaîne logistique
intégrée, de l’approvisionnement à la
distribution, via la chaîne interne. A
travers ce salon, la FT-CGEM a participé
donc concrètement au rayonnement
du Maroc à travers les exposants
sur les plans intérieur et international
quant aux possibilités innombrables
qu’il offre aux investisseurs grâce à
une logistique de plus en plus performante.
L’organisation de ce salon a
constitué pour la FT-CGEM l’opportunité
d’organiser, en marge, un forum
d’échange de réflexions sur des sujets
actuels se rapportant au monde du
transport et de la logistique, ainsi que
du commerce extérieur. Ainsi, des experts
nationaux et internationaux ont
exposé les résultats de leurs réflexions
se rapportant au commerce extérieur,
en tant que paramètre incontournable
du développement économique et social,
au niveau des pays du Maghreb
et de l’Afrique, au rôle de la logistique
amultimodale et des plateformes dans
la mise en cohérence des politiques
sectorielles visant la croissance économique,
aux avantages conférés par
le partenariat public-privé dans le
processus de développement humain
notamment des pays africains, à l’état
d’avancement de la mise en oeuvre
de la stratégie marocaine de développement
de la compétitivité logistique,
ainsi qu’à la formation comme
élément structurant et d’adaptation
idoine aux programmes de développement
durable accéléré.
Certains opérateurs ont tenté de
justifier des hausses excessives de
prix de denrées élémentaires par
les conséquences présumées du
nouveau Code de la Route. Quel est
votre point de vue et votre analyse ?
Il faut rappeler que le Code de la route
constitue au Maroc, comme dans tout
pays, un arsenal réglementaire pour la
prévention et la sécurité routières mais,
également, un des moyens privilégiés
de la nécessaire régulation du secteur
du transport et de la logistique. Pour
ce faire, ce code comprend des dispositions
législatives qui sont explicitées
par voie réglementaire, parmi lesquelles
celles relatives au respect des
normes techniques des véhicules, par
exemple celui concernant la charge
utile autorisée et dont le dépassement
génère un risque d’insécurité routière,
laquelle atteint un niveau intolérable
au Maroc. En effet, ce coût atteint
2,5 % du PIB et cause plus de 11 tués
par jour, en sus des blessés graves et
du nombre ahurissant d’handicapés
physiques. La mise en application des
dispositions touchant à la charge utile
du véhicule, dont la responsabilité de
dépassement est désormais partagée
entre le donneur d’ordre et le transporteur,
a provoqué la réaction anticitoyenne
de certains spéculateurs, qui
ne ratent pas l’occasion d’augmenter
leurs profits et de ceux qui craignent
la répression effective de l’infraction
sanctionnant la surcharge. Ils étaient
habitués auparavant à une sorte de «
laxisme » de certains corps de contrôle
en matière de circulation routière.
D’ailleurs, les calculs, auxquels la FTCGEM
a procédé, ont démontré que la
répercussion du coût par le strict respect
de la charge utile réglementaire
ne dépasse pas quelques centimes par
kilo de ces denrées.
Le Maroc, contrairement à des pays
voisins, a « oublié » l’obligation de se
mettre en règle à temps avec la réglementation
européenne à vocation
sécuritaire en matière de transport,
ce qui met en péril les exportations
marocaines… Cela ne paraît-il pas
incroyable ? Quelle est la solution ?
Les professionnels du transport international
routier – TIR – et les exportateurs
marocains, ainsi que leurs associations
professionnelles, n’ont été
informés, qu’à la fin de cette année,
de la mise en application pour l’Union
européenne à partir de janvier 2011 de
l’Import Control System (ICS) qui a été
mis en place dans le cadre des normes
SAFE préconisées par l’Organisation
mondiale des douanes pour sécuriser
les flux du commerce international
à l’importation. D’après ce système,
les opérateurs devront transmettre au
bureau de douanes du premier point
d’entrée en UE un message ÉDI, ou
Échange de donnée informatisée,
comportant la déclaration sommaire
anticipée de la cargaison. Aussitôt, la
FT-CGEM a organisé début décembre
un séminaire en son siège, ayant regroupé
les opérateurs intéressés du
TIR. Les dispositions de l’ICS ont été
exposées et discutées avec l’assistance
d’un consultant international spécialisé
en la matière. La FT-CGEM a,
par ailleurs, saisi les Administrations
concernées, à cet effet.
Actuellement, la FT-CGEM est en
contact avec ces Administrations
(Commerce extérieur, Douanes, autorités
portuaires, etc.) pour organiser
une rencontre à la CGEM, regroupant
les opérateurs concernés par les exportations
– Amith, agroalimentaire,
commissionnaires multimodaux, transitaires… – pour mettre
au point et diffuser les mesures procédurales qui doivent être
prises pour se confirmer aux dispositions de l’ICS.
« Les flux domestiques de produits
agricoles représentent [...] un volume
annuel de 16 millions de tonnes »
Que représentent, en importance, l’agroalimentaire et les
métiers de bouche dans le secteur du transport et de la
logistique marocain ?
Les flux domestiques de produits agricoles représentent,
d’après l’étude menée par le ministère de l’Équipement et du
Transport, sur la stratégie de développement de la compétitivité
logistique du Maroc en 2010/2015, un volume annuel de
16 millions de tonnes provenant de près de 10 000 exploitations
logistiques très différentes et transitant par une quarantaine
de marchés de gros. C’est pourquoi le secteur privé
représenté par la CGEM s’est engagé dans le cadre du Contratprogramme
2010-2015, avec le gouvernement pour le développement
de la compétitivité logistique du Maroc a, d’une
part, participé au développement et à l’utilisation de l’offre de
services au sein des plateformes d’agrocommercialisation, et,
d’autre part, a contribué à promouvoir ces plateformes.
De son côté, l’État s’est engagé à optimiser la planification
et le fonctionnement de ces marchés et à maximiser l’effort
des zones logistiques d’agrocommercialisation. À cet égard,
il convient de rappeler que le plan Maroc vert prévoit un
effort particulier pour l’agrégation des petites exploitations
agricoles, afin d’en augmenter la productivité, ainsi que des
actions appropriées au niveau de chaque région du Royaume
pour l’encouragement des cultures adaptées à la nature des
sols et des mesures pour optimiser la distribution des productions
agricoles.
De quelle façon votre secteur peut-il profiter du Statut
avancé du Maroc auprès de l’UE ?
En plus de ce que j’indiquais précédemment en ce qui
concerne la préservation de l’environnement d’une manière
générale, l’harmonisation de la réglementation marocaine relative
au transport et à la logistique sera bénéfique à l’amélioration
du fonctionnement de ce secteur et de sa compétitivité.
En effet, la convergence réglementaire entre le Maroc et
l’Union européenne et l’harmonisation des processus et des
normes dans le domaine de la sécurité de la production et de
la commercialisation – défense du consommateur – favorisera
l’abolition des barrières quantitatives, voire tarifaires. Celleci
suppose d’ailleurs la facilitation des opérations de transit
et d’entrée en Europe par les opérateurs marocains, dans le
cadre de l’accord de libéralisation du commerce et des services
et du droit d’établissement entre le Maroc et l’UE actuellement
en cours de négociation. Pour toutes ces raisons,
la FT-CGEM a identifié, en partenariat avec le ministère de
l’Équipement et du Transport, les axes d’amélioration
de l’organisation de ce secteur, qui s’inspire dans une
large mesure de l’acquis communautaire, toutes les fois
où l’adaptation de celui-ci au Maroc peut se faire sans
problèmes « collatéraux ».
Ainsi, ces axes qui constitueront, d’ailleurs, l’ossature
du Contrat-programme pour les trois prochaines années
s’articulent autour de sept piliers, à savoir : le renforcement
de la structuration de secteur du transport routier
de marchandises – TRM –, qui comprend 14 mesures,
l’amélioration de l’environnement juridique des entreprises
de TRM – avec 7 mesures –, l’amélioration de
leur compétitivité – avec 6 mesures – le développement
du transport international routier – 5 mesures –,
la poursuite de la modernisation du contrôle en matière
de contrôle routier – 4 mesures –, la sécurité routière
– 2 mesures –, et la préservation de l’environnement
que je viens d’évoquer en ce qui concerne les véhicules
les moins polluants et l’intégration du transport
routier dans la politique globale relative au secteur de
l’énergie.


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